Fermez les yeux et laissez-vous transporter. Imaginez les rues animées de Bangkok, l’air vibrant chargé du parfum enivrant des épices et de la citronnelle, le son crépitant des woks qui s’entrechoquent. C’est cette expérience sensorielle unique que nous vous proposons de recréer aujourd’hui, dans le confort de votre cuisine. Le curry rouge thaï aux crevettes, ou Kaeng Phet Goong, est bien plus qu’un simple plat ; c’est une invitation au voyage, une explosion de saveurs qui raconte une histoire millénaire. N’ayez crainte, sa complexité aromatique cache une simplicité de préparation déconcertante. Loin des clichés de la recette inaccessible, nous allons vous guider pas à pas, avec des ingrédients de longue conservation, pour que vous puissiez vous évader en Thaïlande à tout moment. Oubliez les préjugés, enfilez votre tablier et préparez-vous à maîtriser un classique intemporel de la gastronomie du Siam. Votre nouvelle recette fétiche vous attend.
20 minutes
25 minutes
facile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par la préparation du riz jasmin, qui sera l’écrin de notre curry. Rincez abondamment les 300 grammes de riz à l’eau froide, jusqu’à ce que l’eau devienne presque claire. Cette étape est cruciale car elle permet de retirer l’excès d’amidon et garantit un riz aux grains bien détachés, non collants. Mettez ensuite le riz dans votre cuiseur à riz avec la quantité d’eau recommandée par le fabricant, généralement un volume et demi d’eau pour un volume de riz. Lancez la cuisson. Si vous n’avez pas de cuiseur, utilisez une casserole à fond épais. Portez l’eau et le riz à ébullition, puis baissez le feu au minimum, couvrez et laissez cuire pendant environ 12 à 15 minutes, jusqu’à absorption complète de l’eau. Laissez reposer à couvert hors du feu pendant 10 minutes.
Étape 2
Pendant que le riz cuit tranquillement, nous allons nous attaquer au cœur du plat : la sauce curry. Dans un wok ou une grande sauteuse, faites chauffer une cuillère à soupe d’huile végétale à feu moyen. Ajoutez les deux cuillères à soupe de pâte de curry rouge. C’est ici que la magie opère. Faites revenir la pâte pendant une à deux minutes en remuant constamment avec une spatule. Vous devez sentir les arômes puissants se libérer ; c’est le signe que les épices sont ‘réveillées’. Cette technique s’appelle torréfier la pâte de curry et elle est fondamentale pour développer toute la profondeur des saveurs.
Étape 3
Ouvrez maintenant votre conserve de lait de coco sans la secouer. Prélevez délicatement les deux ou trois cuillères à soupe de la crème épaisse qui s’est formée à la surface et ajoutez-la dans le wok avec la pâte de curry. Continuez de remuer à feu moyen. Vous verrez la crème se séparer et une huile rouge parfumée remonter à la surface. C’est le signe d’une base de curry réussie. Versez ensuite le reste du lait de coco (la partie plus liquide) dans le wok. Mélangez bien pour obtenir une sauce homogène et laissez frémir doucement.
Étape 4
Il est temps d’assaisonner et de parfumer notre sauce. Incorporez les deux cuillères à soupe de sauce de poisson, qui apportera le sel et la saveur umami, le cinquième goût, savoureux et profond. Ajoutez la cuillère à soupe de sucre de palme ou de cassonade pour équilibrer l’acidité et le piquant. Enfin, froissez légèrement les quatre feuilles de combava séchées entre vos doigts pour libérer leur parfum avant de les plonger dans la sauce. Laissez mijoter l’ensemble à feu doux pendant environ 10 minutes, afin que toutes les saveurs aient le temps de fusionner et de s’harmoniser.
Étape 5
Une fois la sauce bien parfumée, ajoutez les pousses de bambou préalablement égouttées et rincées. Laissez-les cuire dans le curry pendant 5 minutes pour qu’elles s’imprègnent bien de la sauce. Le bambou apportera une texture croquante très agréable au plat. C’est le moment de goûter la sauce et de l’ajuster si nécessaire. Manque-t-elle de sel ? Un peu plus de sauce de poisson. Pas assez sucrée ? Une pointe de sucre. Trop épaisse ? Un filet d’eau.
Étape 6
Pour la touche finale, baissez le feu au minimum. Ajoutez les crevettes en conserve, bien égouttées. Leur but n’est pas de cuire, mais simplement de se réchauffer doucement dans la sauce parfumée. Une cuisson trop longue les rendrait caoutchouteuses. Laissez-les une à deux minutes, juste le temps nécessaire. Retirez le wok du feu, incorporez la cuillère à soupe de basilic thaï séché et la cuillère à soupe de jus de citron vert. Remuez une dernière fois délicatement. Votre curry rouge est prêt à être dégusté.
Mon astuce de chef
Le secret d’un curry thaï réussi réside dans l’équilibre parfait entre quatre saveurs fondamentales : le salé (sauce de poisson), le sucré (sucre de palme), l’acide (jus de citron vert) et le piquant (pâte de curry). N’hésitez jamais à goûter votre sauce en fin de cuisson et à l’ajuster selon vos préférences. Pour un curry plus doux, commencez avec un peu moins de pâte de curry et ajoutez-en progressivement. Pour un résultat plus intense, laissez réduire la sauce quelques minutes de plus à découvert avant d’ajouter les crevettes.
Accords mets et vins
Pour accompagner la richesse aromatique et le piquant de ce curry rouge, l’accord doit être choisi avec soin. Un vin blanc alsacien comme un Gewurztraminer, avec ses notes de litchi et de rose et sa légère sucrosité, viendra calmer le feu du piment tout en sublimant les saveurs exotiques du plat. Une autre excellente option serait un Riesling sec ou demi-sec, dont l’acidité tranchante apportera de la fraîcheur et nettoiera le palais. Si vous préférez la bière, optez pour une lager thaïlandaise légère comme la Singha ou la Chang, servie glacée, pour une expérience authentique et rafraîchissante.
En savoir plus sur le curry rouge thaïLe Kaeng Phet, qui signifie littéralement ‘curry piquant’, est un pilier de la cuisine thaïlandaise. Contrairement aux currys indiens, qui utilisent souvent des épices en poudre et du yaourt, les currys thaïs sont basés sur une pâte d’épices fraîches (ici, en conserve pour la facilité) et du lait de coco. La couleur rouge provient principalement des piments rouges séchés qui sont broyés avec d’autres ingrédients comme la citronnelle, le galanga, l’ail, l’échalote et la pâte de crevettes pour former la base aromatique. Ce plat illustre parfaitement la philosophie de la cuisine thaï : une recherche constante d’harmonie entre des saveurs et des textures contrastées.
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