Recette de galantine de faisan maison

Recette de galantine de faisan maison

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Rédigé par Clémence

24 novembre 2025

Plat emblématique des tables de fête d’antan, la galantine de faisan semble tout droit sortie d’un grimoire culinaire oublié. Pourtant, cette préparation, aussi impressionnante soit-elle, est à la portée de tous les cuisiniers patients et désireux de renouer avec les gestes authentiques de la charcuterie française. Loin d’être une simple terrine, la galantine est une véritable œuvre d’art : une volaille entièrement désossée, reconstituée autour d’une farce savoureuse, puis pochée délicatement dans un bouillon parfumé avant de refroidir dans sa gelée. Un défi ? Certainement. Insurmontable ? Absolument pas. Suivez-nous pas à pas dans cette aventure gastronomique, et nous vous promettons que le résultat éblouira vos convives et vous emplira d’une fierté bien méritée. Enfilez votre tablier, nous partons à la redécouverte d’un trésor de notre patrimoine.

75 minutes

120 minutes

difficile

€€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

La première étape, et la plus technique, est le désossage du faisan. N’ayez crainte, avec un peu de méthode, c’est tout à fait réalisable. Posez le faisan sur le dos, sur votre planche à découper. Incisez la peau le long du bréchet, puis dégagez délicatement la chair des deux côtés de la carcasse avec les doigts et la pointe de votre couteau. Procédez lentement, en suivant les os. Dégagez les articulations des ailes et des cuisses, puis cassez-les. Continuez à décoller la chair jusqu’au dos. Incisez le long de la colonne vertébrale et retirez complètement la carcasse. Il ne vous reste plus qu’à désosser les cuisses et les ailes, en laissant seulement le dernier petit os de l’aile (le manchon) pour l’esthétique si vous le souhaitez. Vous obtenez ainsi la peau et toute la chair du faisan en un seul morceau, posé à plat. Cette technique s’appelle le désossage à plat, elle permet de préserver l’enveloppe de la peau pour reconstituer la volaille. Conservez la carcasse et les os pour enrichir votre bouillon.

Étape 2

Préparez maintenant la farce. La farce est un mélange d’ingrédients hachés servant à garnir une viande ou un légume. Hachez la gorge et l’échine de porc à l’aide de votre hachoir, en utilisant une grille moyenne. Si vous n’avez pas de hachoir, demandez à votre boucher de le faire ou coupez les viandes très finement au couteau. Pelez et ciselez finement les échalotes et l’ail. Dans un grand saladier, mélangez les viandes de porc hachées, les échalotes, l’ail, les pistaches entières, le jus de truffe, le cognac, le sel, le poivre et les épices. Prélevez les filets du faisan (les blancs), coupez-les en lanières et réservez-les. Hachez le reste de la chair du faisan et incorporez-la au mélange de porc. Malaxez bien le tout avec vos mains pour obtenir une farce homogène.

Étape 3

L’heure de l’assemblage a sonné. Étalez bien à plat la peau du faisan désossé, côté peau contre la planche. Salez et poivrez légèrement l’intérieur. Étalez une couche de farce sur toute la surface. Disposez les lanières des filets de faisan que vous aviez réservées au centre, sur toute la longueur. Recouvrez avec le reste de la farce. Tentez de redonner une forme de boudin cylindrique à l’ensemble.

Étape 4

Maintenant, il faut rouler et ficeler notre chef-d’œuvre. Rabattez les deux côtés de la peau du faisan l’un sur l’autre pour bien enfermer la farce. Enveloppez ensuite la galantine dans la barde de lard, cela la protégera durant la cuisson et lui apportera du moelleux. L’étape suivante consiste à l’emmailloter très serré dans votre étamine ou votre torchon propre. Ficelez le tout solidement avec de la ficelle de cuisine, comme un rôti, en commençant par les extrémités puis sur toute la longueur, pour que la galantine conserve une belle forme cylindrique et régulière pendant la cuisson.

Étape 5

Passons à la cuisson, tout en douceur. Portez votre bouillon de volaille à frémissement dans votre grande marmite. Plongez-y délicatement la galantine emmaillotée. La cuisson se fait par pochage, c’est-à-dire une cuisson lente dans un liquide maintenu juste en dessous du point d’ébullition (environ 90°C). Laissez cuire ainsi à très petits frémissements pendant environ 2 heures. Écumez régulièrement les impuretés qui remontent à la surface pour garder un bouillon clair.

Étape 6

La patience est la clé de la réussite. Une fois la cuisson terminée, éteignez le feu et laissez la galantine refroidir complètement dans son bouillon de cuisson, pendant plusieurs heures, voire une nuit entière. Cette étape est cruciale pour que les saveurs se diffusent et que la viande reste tendre et juteuse.

Étape 7

Vient enfin la mise en forme finale. Une fois la galantine totalement froide, sortez-la du bouillon et retirez délicatement le torchon et la ficelle. Placez-la dans une terrine de taille adaptée. Filtrez environ 500 ml du bouillon de cuisson à travers un chinois fin ou une passoire recouverte d’un linge propre pour le clarifier, c’est-à-dire le rendre le plus limpide possible. Faites tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide. Chauffez le bouillon filtré sans le faire bouillir, puis incorporez-y la gélatine bien essorée. Mélangez jusqu’à dissolution complète. Versez ce bouillon gélifié sur la galantine dans la terrine, jusqu’à la recouvrir.

Étape 8

Le repos du guerrier. Placez un petit poids sur la galantine (une brique de lait enveloppée dans du film alimentaire, par exemple) pour la presser légèrement. Laissez prendre la gelée au réfrigérateur pendant au moins 24 heures, idéalement 48 heures. La galantine n’en sera que meilleure, les arômes auront eu le temps de se développer pleinement.

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Suivez-nous pas à pas dans cette aventure gastronomique, et nous vous promettons que le résultat éblouira vos convives et vous emplira d’une fierté bien méritée. Enfilez votre tablier, nous partons à la redécouverte d’un trésor de notre patrimoine. », « prepTime »: « PT75M », « cookTime »: « PT120M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 1 faisan entier, plumé et vidé », « 250 grammes gorge de porc », « 200 grammes échine de porc désossée », « 50 grammes pistaches vertes émondées non salées », « 2 cuillères à soupe jus de truffe noire en conserve », « 3 centilitres cognac ou armagnac », « 4 feuilles de gélatine », « 1,5 litre bouillon de volaille corsé », « 1 grande tranche barde de lard fine », « 2 échalotes », « 1 gousse d’ail », « 12 grammes sel fin », « 4 grammes poivre noir fraîchement moulu », « 1 pincée noix de muscade râpée », « 1 pincée quatre-épices » ], « recipeInstructions »: [ « La première étape, et la plus technique, est le désossage du faisan. 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La farce est un mélange d’ingrédients hachés servant à garnir une viande ou un légume. Hachez la gorge et l’échine de porc à l’aide de votre hachoir, en utilisant une grille moyenne. Si vous n’avez pas de hachoir, demandez à votre boucher de le faire ou coupez les viandes très finement au couteau. Pelez et ciselez finement les échalotes et l’ail. Dans un grand saladier, mélangez les viandes de porc hachées, les échalotes, l’ail, les pistaches entières, le jus de truffe, le cognac, le sel, le poivre et les épices. Prélevez les filets du faisan (les blancs), coupez-les en lanières et réservez-les. Hachez le reste de la chair du faisan et incorporez-la au mélange de porc. Malaxez bien le tout avec vos mains pour obtenir une farce homogène. », « L’heure de l’assemblage a sonné. Étalez bien à plat la peau du faisan désossé, côté peau contre la planche. Salez et poivrez légèrement l’intérieur. Étalez une couche de farce sur toute la surface. Disposez les lanières des filets de faisan que vous aviez réservées au centre, sur toute la longueur. Recouvrez avec le reste de la farce. Tentez de redonner une forme de boudin cylindrique à l’ensemble. », « Maintenant, il faut rouler et ficeler notre chef-d’œuvre. Rabattez les deux côtés de la peau du faisan l’un sur l’autre pour bien enfermer la farce. Enveloppez ensuite la galantine dans la barde de lard, cela la protégera durant la cuisson et lui apportera du moelleux. L’étape suivante consiste à l’emmailloter très serré dans votre étamine ou votre torchon propre. Ficelez le tout solidement avec de la ficelle de cuisine, comme un rôti, en commençant par les extrémités puis sur toute la longueur, pour que la galantine conserve une belle forme cylindrique et régulière pendant la cuisson. », « Passons à la cuisson, tout en douceur. Portez votre bouillon de volaille à frémissement dans votre grande marmite. Plongez-y délicatement la galantine emmaillotée. La cuisson se fait par pochage, c’est-à-dire une cuisson lente dans un liquide maintenu juste en dessous du point d’ébullition (environ 90°C). Laissez cuire ainsi à très petits frémissements pendant environ 2 heures. Écumez régulièrement les impuretés qui remontent à la surface pour garder un bouillon clair. », « La patience est la clé de la réussite. Une fois la cuisson terminée, éteignez le feu et laissez la galantine refroidir complètement dans son bouillon de cuisson, pendant plusieurs heures, voire une nuit entière. Cette étape est cruciale pour que les saveurs se diffusent et que la viande reste tendre et juteuse. », « Vient enfin la mise en forme finale. Une fois la galantine totalement froide, sortez-la du bouillon et retirez délicatement le torchon et la ficelle. Placez-la dans une terrine de taille adaptée. 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Clémence

Mon astuce de chef

Pour un bouillon encore plus parfumé, faites revenir la carcasse et les os du faisan concassés dans une cocotte avec une garniture aromatique (carotte, oignon, poireau, bouquet garni) avant d’ajouter votre bouillon de volaille et de lancer la cuisson. Votre gelée aura une saveur incomparable.

Les alliances subtiles du verre et de l’assiette

La galantine de faisan, avec ses saveurs de gibier délicates et sa farce riche, appelle un vin qui saura la respecter sans l’écraser. Tournez-vous vers un vin blanc de Bourgogne ample et élégant, comme un Meursault ou un Saint-Aubin. Leur richesse aromatique, leurs notes de beurre frais et de noisette feront écho à la texture de la farce. Si vous préférez le rouge, optez pour la finesse et le fruit d’un vin de la Loire, tel qu’un Saumur-Champigny ou un Chinon. Leurs tanins soyeux et leurs arômes de fruits rouges souligneront la noblesse du faisan sans masquer sa subtilité.

La galantine est un monument de la charcuterie classique française, dont le nom dériverait de l’ancien français « galine » ou « géline », signifiant poule. Préparée à l’origine avec de la volaille, elle était traditionnellement servie froide, en gelée, lors des grands banquets médiévaux. Sa complexité en faisait un plat de prestige, symbole du savoir-faire du cuisinier. Chaque région, chaque grande maison avait sa propre recette, transmise de génération en génération. La réhabiliter dans nos cuisines, c’est faire revivre un pan de notre histoire gastronomique et perpétuer des gestes d’artisans.

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