Voyagez au cœur de Naples sans quitter votre cuisine. La sfogliatella riccia, avec son inimitable texture feuilletée en forme de coquillage et son cœur gourmand, est bien plus qu’une simple pâtisserie : c’est un monument de la gastronomie italienne. Née au XVIIe siècle dans un couvent de la côte amalfitaine, sa recette, longtemps gardée secrète, s’est transmise jusqu’à devenir l’emblème des matinées napolitaines, dégustée chaude, à la sortie du four. Préparez-vous à un défi pâtissier, car la sfogliatella ne se laisse pas dompter facilement. Mais quelle récompense ! Le craquant de ses mille feuilles, le parfum enivrant de la cannelle et des agrumes… Suivez notre guide pas à pas pour recréer chez vous ce chef-d’œuvre de croustillant et de saveurs.
180 minutes
25 minutes
difficile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par la préparation de la garniture, qui a besoin de refroidir complètement. Dans une casserole, portez les 450 ml d’eau à ébullition. Versez la semoule de blé dur en pluie tout en fouettant énergiquement pour éviter la formation de grumeaux. Baissez le feu et laissez cuire environ 5 minutes, sans cesser de remuer, jusqu’à obtenir une sorte de polenta très épaisse. Versez cette préparation dans un plat large pour qu’elle refroidisse plus vite. Une fois à température ambiante, ajoutez le sucre, les dés de cédrat et d’orange confits, la cannelle et l’arôme de fleur d’oranger. Mélangez bien pour obtenir une farce homogène. Couvrez et réservez. Dans la recette traditionnelle, on incorpore à ce stade environ 250 grammes de ricotta de brebis bien égouttée pour un résultat plus crémeux.
Étape 2
Poursuivez avec la pâte feuilletée. Dans la cuve de votre robot pâtissier muni du crochet, versez la farine, le sel, le miel et l’eau. Pétrissez à vitesse moyenne pendant au moins 15 à 20 minutes. La pâte doit devenir extrêmement lisse, souple et très élastique. Vous devez pouvoir l’étirer entre vos doigts jusqu’à former une membrane quasi transparente sans qu’elle se déchire. C’est ce qu’on appelle le réseau glutineux, essentiel pour la suite. Formez une boule, filmez-la au contact et laissez-la reposer à température ambiante pendant au moins 30 minutes.
Étape 3
L’étape la plus technique commence : le laminage. Divisez votre pâton en 4 parties égales. Prenez une partie et aplatissez-la légèrement. Passez-la dans le laminoir à pâtes, (une machine, souvent manuelle, utilisée pour étirer la pâte en feuilles très fines), en commençant par le cran le plus large. Pliez la pâte en deux et repassez-la plusieurs fois, en diminuant progressivement l’épaisseur des rouleaux jusqu’à atteindre l’avant-dernier cran le plus fin. Vous devez obtenir une bande de pâte très longue et fine comme du papier à cigarette. Répétez l’opération pour les autres pâtons en soudant les bandes les unes aux autres avec un peu d’eau pour n’en former qu’une seule, interminable.
Étape 4
Pendant ce temps, faites fondre le saindoux à feu très doux. Il doit être liquide mais pas chaud. Étalez votre longue bande de pâte sur un plan de travail propre et très long. À l’aide d’un pinceau, badigeonnez généreusement toute la surface de la pâte avec le saindoux fondu. Cette couche de gras est cruciale, c’est elle qui va séparer les feuilles à la cuisson et créer le feuilletage si caractéristique.
Étape 5
Enroulez maintenant la bande de pâte sur elle-même, en partant d’une extrémité, le plus serré possible, comme si vous rouliez un cigare. Soyez méticuleux, la régularité du roulage déterminera la beauté de vos sfogliatelle. Vous obtiendrez un long cylindre de pâte. Enveloppez-le très soigneusement et fermement dans du film alimentaire. Placez ce rouleau au réfrigérateur pour un minimum de 4 heures, mais une nuit entière est idéale. Le froid va figer le saindoux et raffermir la pâte, ce qui permettra une découpe nette.
Étape 6
Préchauffez votre four à 200°C (thermostat 6-7). Sortez le cylindre de pâte du réfrigérateur. À l’aide d’un couteau très bien aiguisé, coupez des tronçons d’environ 1,5 cm d’épaisseur. Prenez un tronçon dans votre main, face coupée vers le haut. Avec le pouce, poussez délicatement du centre vers les bords pour former une poche, un cône. Les couches de pâte vont glisser les unes sur les autres, c’est normal.
Étape 7
Garnissez généreusement chaque cône de pâte avec la farce à la semoule et aux fruits confits. Pincez bien les bords pour souder la sfogliatella et éviter que la garniture ne s’échappe à la cuisson. Déposez les pâtisseries sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Étape 8
Enfournez pour environ 20 à 25 minutes. Les sfogliatelle doivent être bien dorées et croustillantes. Le son doit être sec quand vous tapotez dessus. Laissez-les tiédir sur une grille avant la dernière touche. Saupoudrez-les généreusement de sucre glace juste avant de les servir. Elles sont incomparables lorsqu’elles sont encore tièdes.
{ « @context »: « http://schema.org », « @type »: « Recipe », « name »: « Sfogliatelle : découvrez cette Recette Authentique », « image »: « https://maisonvilain.fr/wp-content/uploads/2025/10/1759998285-sfogliatelle-croustillantes-en-eventail-dore-posees-sur-une-assiette-en-porcelaine-avec-eclats-de-sucre.jpg« , « description »: « Voyagez au cœur de Naples sans quitter votre cuisine. La sfogliatella riccia, avec son inimitable texture feuilletée en forme de coquillage et son cœur gourmand, est bien plus qu’une simple pâtisserie : c’est un monument de la gastronomie italienne. Née au XVIIe siècle dans un couvent de la côte amalfitaine, sa recette, longtemps gardée secrète, s’est transmise jusqu’à devenir l’emblème des matinées napolitaines, dégustée chaude, à la sortie du four. Préparez-vous à un défi pâtissier, car la sfogliatella ne se laisse pas dompter facilement. Mais quelle récompense ! Le craquant de ses mille feuilles, le parfum enivrant de la cannelle et des agrumes… Suivez notre guide pas à pas pour recréer chez vous ce chef-d’œuvre de croustillant et de saveurs. », « prepTime »: « PT180M », « cookTime »: « PT25M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 500 grammes Farine de blé type 00 », « 200 millilitres Eau », « 20 grammes Miel liquide », « 10 grammes Sel fin », « 200 grammes Saindoux », « 150 grammes Semoule de blé dur fine », « 450 millilitres Eau pour la garniture », « 150 grammes Sucre en poudre », « 50 grammes Cédrat confit en petits dés », « 50 grammes Orange confite en petits dés », « 1 cuillère à café Cannelle en poudre », « 1 cuillère à café Arôme de fleur d’oranger », « 50 grammes Sucre glace » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par la préparation de la garniture, qui a besoin de refroidir complètement. Dans une casserole, portez les 450 ml d’eau à ébullition. Versez la semoule de blé dur en pluie tout en fouettant énergiquement pour éviter la formation de grumeaux. Baissez le feu et laissez cuire environ 5 minutes, sans cesser de remuer, jusqu’à obtenir une sorte de polenta très épaisse. Versez cette préparation dans un plat large pour qu’elle refroidisse plus vite. Une fois à température ambiante, ajoutez le sucre, les dés de cédrat et d’orange confits, la cannelle et l’arôme de fleur d’oranger. Mélangez bien pour obtenir une farce homogène. Couvrez et réservez. Dans la recette traditionnelle, on incorpore à ce stade environ 250 grammes de ricotta de brebis bien égouttée pour un résultat plus crémeux. », « Poursuivez avec la pâte feuilletée. Dans la cuve de votre robot pâtissier muni du crochet, versez la farine, le sel, le miel et l’eau. Pétrissez à vitesse moyenne pendant au moins 15 à 20 minutes. La pâte doit devenir extrêmement lisse, souple et très élastique. Vous devez pouvoir l’étirer entre vos doigts jusqu’à former une membrane quasi transparente sans qu’elle se déchire. C’est ce qu’on appelle le réseau glutineux, essentiel pour la suite. Formez une boule, filmez-la au contact et laissez-la reposer à température ambiante pendant au moins 30 minutes. », « L’étape la plus technique commence : le laminage. Divisez votre pâton en 4 parties égales. Prenez une partie et aplatissez-la légèrement. Passez-la dans le laminoir à pâtes, (une machine, souvent manuelle, utilisée pour étirer la pâte en feuilles très fines), en commençant par le cran le plus large. Pliez la pâte en deux et repassez-la plusieurs fois, en diminuant progressivement l’épaisseur des rouleaux jusqu’à atteindre l’avant-dernier cran le plus fin. Vous devez obtenir une bande de pâte très longue et fine comme du papier à cigarette. Répétez l’opération pour les autres pâtons en soudant les bandes les unes aux autres avec un peu d’eau pour n’en former qu’une seule, interminable. », « Pendant ce temps, faites fondre le saindoux à feu très doux. Il doit être liquide mais pas chaud. Étalez votre longue bande de pâte sur un plan de travail propre et très long. À l’aide d’un pinceau, badigeonnez généreusement toute la surface de la pâte avec le saindoux fondu. Cette couche de gras est cruciale, c’est elle qui va séparer les feuilles à la cuisson et créer le feuilletage si caractéristique. », « Enroulez maintenant la bande de pâte sur elle-même, en partant d’une extrémité, le plus serré possible, comme si vous rouliez un cigare. Soyez méticuleux, la régularité du roulage déterminera la beauté de vos sfogliatelle. Vous obtiendrez un long cylindre de pâte. Enveloppez-le très soigneusement et fermement dans du film alimentaire. Placez ce rouleau au réfrigérateur pour un minimum de 4 heures, mais une nuit entière est idéale. Le froid va figer le saindoux et raffermir la pâte, ce qui permettra une découpe nette. », « Préchauffez votre four à 200°C (thermostat 6-7). Sortez le cylindre de pâte du réfrigérateur. À l’aide d’un couteau très bien aiguisé, coupez des tronçons d’environ 1,5 cm d’épaisseur. Prenez un tronçon dans votre main, face coupée vers le haut. Avec le pouce, poussez délicatement du centre vers les bords pour former une poche, un cône. Les couches de pâte vont glisser les unes sur les autres, c’est normal. », « Garnissez généreusement chaque cône de pâte avec la farce à la semoule et aux fruits confits. Pincez bien les bords pour souder la sfogliatella et éviter que la garniture ne s’échappe à la cuisson. Déposez les pâtisseries sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. », « Enfournez pour environ 20 à 25 minutes. Les sfogliatelle doivent être bien dorées et croustillantes. Le son doit être sec quand vous tapotez dessus. Laissez-les tiédir sur une grille avant la dernière touche. Saupoudrez-les généreusement de sucre glace juste avant de les servir. Elles sont incomparables lorsqu’elles sont encore tièdes. » ], « aggregateRating »: { « @type »: « AggregateRating », « ratingValue »: « 4.6 », « reviewCount »: « 17 » } }Mon astuce de chef
Pour un feuilletage encore plus spectaculaire, n’hésitez pas à étirer légèrement le rouleau de pâte avant de le mettre au frais. Tenez-le par les deux extrémités et faites-le rouler doucement sur le plan de travail pour l’allonger et le compacter. Cela resserre les couches et garantit une ouverture parfaite en forme de coquillage à la cuisson.
L’accord parfait : café ou liqueur ?
La sfogliatella, avec sa richesse et ses notes d’agrumes, appelle une boisson de caractère pour lui tenir tête. Pour une dégustation matinale dans la plus pure tradition napolitaine, rien ne vaut un espresso ristretto, bien serré et intense, qui tranchera avec la douceur de la farce. En fin de repas, osez un accord plus audacieux avec un petit verre de Limoncello glacé. Son acidité et sa fraîcheur viendront nettoyer le palais et prolonger le plaisir des saveurs d’agrumes confits. Une autre option délicieuse est un vin doux comme un Passito di Pantelleria, dont les notes de fruits secs feront écho à la garniture.
Née au XVIIe siècle entre les murs du monastère de Santa Rosa, sur la côte amalfitaine, la sfogliatella était à l’origine une création fortuite d’une sœur cuisinière cherchant à ne pas gaspiller des restes de semoule. La recette, baptisée « Santarosa » en l’honneur du couvent, fut améliorée avec de la crème pâtissière et des cerises amarena. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle qu’un pâtissier napolitain, Pasquale Pintauro, adapta la recette en remplaçant la crème par une farce à la ricotta et en lui donnant sa forme de coquillage emblématique. Il créa ainsi la sfogliatella « riccia » (bouclée) que nous connaissons aujourd’hui, la distinguant de sa cousine plus simple, la « frolla », réalisée avec une pâte sablée.
- Petites chenilles vertes : solutions efficaces pour protéger vos plantes - 30 novembre 2025
- Recette de soupes de légumes au Companion - 29 novembre 2025
- Comment éviter les vers dans les cerises : astuces efficaces - 29 novembre 2025





